Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) fait à nouveau débat au Parlement. Dans une question écrite adressée au ministère de la Transition écologique, la sénatrice Pauline Martin souligne en effet la nécessité d’intégrer les consommations énergétiques réelles des logements, lorsque celles-ci sont connues. Une évolution jugée indispensable pour fiabiliser cet outil, devenu incontournable dans les transactions et les rénovations immobilières.
La méthode actuelle du DPE repose sur des calculs standardisés. Ils sont donc indépendants du comportement des occupants. Si ce choix garantit une certaine homogénéité, il conduit néanmoins parfois à des écarts importants entre la consommation estimée et la consommation réelle. Ces différences peuvent atteindre plusieurs dizaines de pourcent, notamment dans les logements anciens. Pour la sénatrice, cette situation fragilise la confiance dans le dispositif et pénalise les ménages qui souhaitent évaluer précisément leurs dépenses énergétiques.
Rendre visible la consommation réelle permettrait aux futurs acquéreurs ou locataires d’obtenir une information concrète sur le coût énergétique de leur logement. Cela offrirait aussi une base plus juste pour le calcul et l’attribution des aides publiques. Ces dernières sont en effet encore trop souvent fondées sur des données théoriques. Pour les professionnels de l’immobilier, une telle évolution renforcerait alors la crédibilité du DPE et encouragerait une approche plus responsable de la rénovation énergétique.
Le ministère a rappelé que la fiabilisation du DPE faisait partie de ses priorités et que plusieurs pistes d’amélioration étaient à l’étude. L’intégration progressive des consommations mesurées pourrait donc s’inscrire dans la prochaine refonte de la méthode de calcul. Objectif : faire du DPE un indicateur complet, utile à la fois aux ménages, aux professionnels et aux pouvoirs publics, dans la transition énergétique en cours.